octobre 6th, 2011

psyché apocalypse temporelle envol émois ghb

Tu devrais venir avec moi.

J’ai trouvé un endroit, un peu surélevé, à l’écart de la ville. On pourrait y regarder les étoiles brûler, sans avoir peur d’être éclaboussés d’étincelles. 

Avant minuit, tous les oiseaux du paradis auront quitté la Terre. Les licornes noires devraient prendre la relève, au moins jusqu’à ce que tout ait disparu.

Les arcs-en-ciel jailliront des flaques d’eau. On pourra les emprunter pour accélérer notre ascension. L’autre option est de ne pas bouger. De rester figés jusqu’à la fin du déluge. À moins que les licornes ne nous obligent à les monter. J’aime bien voler de mes propres ailes. S’il le faut, tu me prêteras les tiennes, j’ai appris à m’y cramponner.

Ça faisait tellement longtemps que je rêvais de voir un vrai feu d’artifice avec toi. Ça faisait tellement longtemps que les salles concert ne jouaient plus qu’à guichet muet, que l’opéra s’était fait fantôme et que les cinémas ne passaient plus que des écrans enneigés.

En parlant de neige, j’ai hâte de voir le pic des montagnes s’arrondir et les lacs se geler. Et les mers danser et les désert s’embraser. 

Les enfants sont déjà partis ou enterrés, afin que l’on ait pas à s’inquiéter de les protéger. Je ne veux pas courir ni me cacher. On s’emmitouflera l’un dans l’autre et on écoutera les carpes chanter.

J’espère que le soleil n’aura pas encore explosé. Tu sais comme je suis frileuse, j’aurai encore besoin de lui pour me réchauffer.

Je n’aime pas les aurevoirs. Les adieux sont plus grandioses, moins sincères, moins vrais. Quand on se dit adieu, on oublie qu’on ne s’aimait pas tant que ça. Ou on se rappelle à quel point on s’aimait. Moi je n’ai jamais rien oublié et tu es tellement beau qu’à chaque fois j’en suis bouleversée.

Là haut, j’ai trouvé un endroit d’où l’on pourra pleurer, en toute intimité. Il faudra juste veiller à ce que nos larmes n’éteignent aucun brasier. On se ferait trop engueuler.

Je suis tellement fatiguée, j’ai peur de m’endormir et de tout rater. Tu me réveilleras doucement, du bout de l’orteil, sans parler.

Prépare tout ce dont tu as besoin : ton or, ton parfum, un peu de musique et de quoi noter. Ne t’encombre pas d’orgueil ou de comptes à régler. L’ardoise sera bientôt effacée.

J’aimerai tellement avoir peur, mais j’aime trop voler.

Comme d’habitude, c’est toi qui conduis , je me contente d’être accrochée.

Je t’en supplie je t’en supplie je t’en supplie je t’en supplie je t’en supplie, ne me laisse pas tomber.

  1. parttimefriends a dit : Tu devrais te faire payer pour ecrire sur tumblr quoi. Tu serais milliardaire. LOVEYASISTA.
  2. clemmiewonder a publié ce billet

Coups de cœur

Des conversations qui n'auront jamais lieu, des magazines qui n'existent pas, des indignations et un peu de poésie. Cultural studies, porno et féminisme. Sex drogue and shoe gaze. Amour et perte de temps. Tu ne le sais pas encore, mais tu m'aimes déjà.

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